|
Marseille, ville de couleurs, de rêves, de joie et de solei.... Ma ville natale.
J'y suis né il y a maintenant bien des années, dans le quartier Saint-Victor, sur la colline qui monte vers Notre Dame de la Garde, le boulevard Tellène.

Qui était-il donc ce Tellène? D'après mon frère Alain, et d'après d'autres avis connaisseurs, il semblerait qu'il ait été un échevin de la ville. Quand? Peut-être au Moyen-Age ou bien à la Renaissance.
Le Boulevard Tellène est donc une rue en pente, comme bien d'autres rues dans la capitale phocéenne. Papa ne me disait-il pas que du temps de sa jeunesse, on était obligé l'hiver de déverser du sable ou du sel ou des deux à l'arrière des tramways de peur qu'ils ne puissent pas avoir assez de puissance et d'adhérence pour monter la pente et ne repartent en reculant en bas de la pente.
Moi, les tramways au Boulevard Tellène je ne les ai pas connus. Par contre, j;ai connu les trolleys (les trolleybus comme on les appelait). Il m'a fallu habiter aux Etats- Unis pour comprendre que les trolleys étaient en fait les perches électriques qui prenaient le courant des lignes aériennes. Je me souviens encore su bruit particulier que faisaient les perches des trolleys quand elles passaient devant nos fenètres, spécialement par temps de pluie: Swhhhhwiish! On avait gardé pendant longtemps les vieux trolleys Vétra de l'entre deux guerres, ceux-là même qui finiront à Limoges.
 
Puis on a eu les Vétra-Saviem plus récents. Quand je revenais du conservatoire, je prenais souvent le 61 ou le 63 de la Canebière (l'arrêt était devant le magasin Baze, pas très loin de la caserne de la marine nationale). Tous deux s'arrêtaient rue d'Endoume, en bas du boulevard Tellène, avant de continuer leur route l'un vers Bompard et l'autre vers l'église d'Endoume, presque jusqu'à la corniche. Le 55 qui passait devant chez nous et montais jusqu'au chemin du Roucas Blanc, celui-là je le prenais au Vieux-Port, si je me sentais de marcher le soir du conservatoire rue de la Bibliothèque jusqu'à la Place aux Huiles. Le 55 venait de la Joliette, et papa le prenait souvent pour revenir du bord, quand l'un de ses bateaux était à quai.
J'ai grandi au 35 du Boulevard Tellène, en face le terrain vague jouxtant l'Oeuvre Allemand et les escaliers qui montaient vers le Chemin du Roucas Blanc et les deux écoles, maternelle et primaire de filles (avant que tout ce monde-là ne devienne mixte). L'école de garçons, elle, se trouvait un peu plus bas, rue Candolle, une petite rue attenante à la rue d'Endoume.
Notre Dame de la Garde.
Le ferry boat (prononcer ferri bo-àtte). 
Le Corbusier
Le port 
Saint Victor et les scouts
Le conservatoire municipal de musique et l'opéra.
|